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CA S’EST PASSE UN 20 JUIN 20 juin, 2012

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 6:28

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Alexandre Yersin isole le bacille de la peste, c’est en 1894.

Jeune homme anticonformiste

Le jeune homme est né en 1863 dans une famille
puritaine de la région de Lausanne. Il s’intéresse très jeune à la flore et à la
faune, avant de se déterminer à étudier la médecine, d’abord à Marbourg, puis à
Paris.

Engagé comme préparateur par Roux, il effectue à l’Institut Pasteur une thèse sur
la tuberculose tout en contribuant à l’isolement de la toxine diphtérique.
Faisant preuve d’une indépendance d’esprit singulière pour l’époque, il suit
également le cours de bactériologie de Robert Koch, ancien rival de Louis
Pasteur, à l’Institut d’hygiène de Berlin.

Épris d’aventure, le jeune homme obtient en 1890 un poste de médecin
militaire en Indochine et en profite pour explorer les hauts plate

Alexandre Yersin isole le bacille de la peste, c’est en 1894.

Le 20 juin 1894, Alexandre Yersin, un médecin militaire formé à l’Institut
Pasteur, isole à Hong-Kong le bacille de la peste.aux de
Cochinchine et d’Annam.

En 1894, il se lance dans la plantation d’hévéas. C’est alors qu’une épidémie
de peste ravage la Chine méridionale. Le chercheur est aussitôt mandaté par le
gouvernement français et l’Institut Pasteur pour enquêter sur les sources du
mal.

Alexandre Yersin se rend à Hong-Kong où l’a précédé une équipe japonaise. Il
va communiquer avec eux sur ses travaux mais c’est à lui qu’en définitive
reviendra le mérite de la découverte.

Pourvu de moyens dérisoires, Yersin réussit à identifier et isoler en trois
semaines le responsable de ce fléau
immémorial qui terrorise les hommes de toutes conditions et de tous pays. Il
s’agit d’un microbe très résistant qui porte depuis lors le nom de son
découvreur : le bacille de Yersin («Yersinia pestis»).

Il existe à l’état naturel chez certains rongeurs
d’Asie et peut être transmis par l’intermédiaire de puces à des rats et, de là,
à l’homme.

Le docteur teste avec succès le bacille sur des cochons d’Inde, dans la
paillotte ci-contre.

Revenu à Paris l’année suivante, Alexandre Yersin met au point avec Calmette
et Roux un vaccin et un sérum contre la peste. De retour à Canton, il démontre
l’efficacité de ces remèdes sur un séminariste promis à la mort.

Un Franco-Suisse aimé des Vietnamiens

Le médecin porte dès lors ses efforts sur le développement des Instituts
Pasteur fondés à Hanoi, Saigon, Nha Trang et Dalat (sérums, vaccins, travaux
d’hygiène). Il encourage en parallèle l’introduction dans le pays de l’arbre à
caoutchouc et de l’arbre à quinine. Il élève aussi des chevaux pour la
fabrication du sérum et implante des races de vaches laitières.

Yersin promeut l’extraction industrielle de la quinine et choisit Dalat pour
y établir des sanatoria. Ses initiatives lui valent de devenir le premier doyen
de la faculté de médecine de Hanoï en 1902, mais il renonce bientôt aux honneurs
pour défendre les intérêts du peuple annamite fort méprisé et exploité, vivant
au sein de la population dans le village de Soui Dau, près du port de Nha Trang
(Annam).

Selon les termes d’une lettre écrite vers 1890, «demander de l’argent
pour soigner un malade, c’est un peu lui dire la bourse ou la vie !»

Alexandre Yersin meurt en 1943, pendant l’occupation japonaise. C’est à peu
près la seule figure de l’époque coloniale qui n’a pas cessé d’être vénérée au
Viet-Nam, où toutes les villes ont un lycée à son nom. Paradoxalement, la Suisse
et la France (dont il avait adopté la nationalité) l’ont en revanche bien
délaissé…

 

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