Jean Claude's news

"Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient." (Charles Caleb Colton)

 

LE GHAN 28 mai, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 6:28

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Ce train qui traverse l’Australie du Nord au Sud doit son appellation aux premières générations d’immigrés afghans, qui, au cours du XIXe siècle, avaient apporté une large contribution à l’exploration des territoires australiens.

À cette époque, la connaissance de l’île-continent se limitait essentiellement au littoral. Les explorateurs qui désiraient se lancer à la conquête du Far West australien eurent alors l’idée d’importer des chameaux d’Asie centrale, plus résistants que les chevaux. Et comme personne en Australie ne s’y connaissait vraiment en chameaux, on fit venir des chameliers d’Afghanistan.

 Pour rendre hommage à ces milliers de travailleurs immigrés, l’un des plus anciens trains du pays s’est fait baptisé « The Afghan Express » avant de changer de nom en 1929 pour devenir « The Ghan ». Locomotive et wagons affichent clairement les origines de la voie ferrée : un chamelier afghan sur sa monture.

 Le travaux débutèrent en 1929, mais ne furent totalement achevés qu’en… 2004. La ligne Adelaïde-Alice Springs-Darwin (environ 3 000 km) fut enfin ouverte au Ghan et son convoi d’un kilomètre de long (le train le plus long du monde). Les quatre points cardinaux du pays sont enfin reliés par les rails.

On s’en doute bien, le Ghan offre de somptueux paysages à ses passagers : gorges, falaises, rivières, bush, forêts, désert… tout y passe ! Le Ghan relie Adélaïde à Darwin en 48 heures, avec deux départs par semaine.

 

 

L’INDIAN PACIFIC 26 mai, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 5:14

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Comme son nom l’indique, l’Indian Pacific relie l’océan Pacifique à l’océan Indien. Entre les deux, un autre océan : le désert australien.

Pour traverser les 4 300 km qui séparent Sydney, sur la côte est, de Perth, à l’extrême ouest du pays, trois jours et trois nuits sont nécessaires à l’énorme locomotive de l’Indian Pacific pour venir à bout de l’île-continent.

 Au départ de Sydney, le convoi passe devant les Blue Mountains et son immense forêt d’eucalyptus, puis effectue une première halte dans la charmante ville de Broken Hill, réputée pour ses mines d’argent.

Le train s’arrête ensuite à Adélaïde avant de s’attaquer à la plaine du Nullarbor (littéralement « la plaine sans arbres ») sur une ligne droite de 480 km (« The Long straight »), la plus longue du monde. Unique arrêt dans cette fournaise : Cook, deux habitants. La région offre des panoramas époustouflants, notamment au coucher du soleil, quand le désert se met à rougeoyer.

Au sortir du Nullarbor, le train s’arrête à Kalgoorlie, qui concentra autrefois la ruée vers l’or australienne. Terminus à Perth, l’une des villes qui bougent le plus en Australie. C’est l’étape incontournable des backpackers en vadrouille dans le pays.

 

 

ROVOS RAIL 25 mai, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 7:01

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L’Afrique aussi a son palace roulant, il se vante même d’être le plus luxueux du monde ! Surnommé « Pride of Africa » (la fierté de l’Afrique), le Rovos Rail offre à qui en a les moyens une croisière inoubliable à bord d’un train au confort et au faste inégalables.

Tiré par d’authentiques locomotives à vapeur (rachetées et restaurées par l’homme d’affaires Rohan Vos), le convoi de wagons-lits Pullman des années 1920-30 sillonne tout au long de l’année le réseau ferré d’Afrique du Sud.

Au départ du Cap, il traverse la savane, longe la côte aux deux océans (Indien et Atlantique), passe aux portes des plus belles réserves d’Afrique, s’arrête à Durban, Johannesburg et Pretoria et poursuit sa balade jusqu’aux célèbres chutes Victoria. Des haltes sont prévues afin que les passagers puissent admirer de plus près la formidable richesse du patrimoine naturel sud-africain.

À la belle saison, le Rovos se permet même quelques incursions au Zimbabwe, en Zambie, en Tanzanie, ainsi qu’en Namibie, et offre ainsi la possibilité d’effectuer une croisière sur le Zambèze, de traverser le désert du Kalahari ou encore de s’aventurer dans le parc d’Etosha. Un convoi traverse même toute l’Afrique, du Cap au Caire ! (suspendu en 2014-2015)

Ceux que les périples du Rovos font rêver doivent débourser un minimum de 1 500 €, prix moyen d’un aller simple entre Le Cap et Pretoria. Les prix doublent ou triplent selon que l’on souhaite poursuivre son voyage jusqu’en Namibie ou en Tanzanie. Pour le Cape to Cairo, comptez 50 000 dollars !

 

 

LE ROYAL SCOTSMAN 23 mai, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 6:19

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C’est, dit-on, le train le plus luxueux et le plus prestigieux du monde. Dans la lignée des Express qui reliaient autrefois Londres à Édimbourg (Queen of Scots, Flying Scotsman) et des autres trains de luxe de la Belle Époque, le Royal Scotsman est un petit bijou sur rails. La décoration intérieure, selon le plus pur style edwardien, lui confère une ambiance de club privé et envoie le voyageur cent ans en arrière. Mais le mythe vient surtout de l’extérieur, de la légendaire Écosse.

Départ de la Waverley Station d’Édimbourg, au son des cornemuses. Le train, après avoir passé le pont suspendu du Forth (un joyau de l’architecture victorienne), s’enfonce dans les austères campagnes écossaises, direction les Highlands, via Aberdeen et Inverness. De jour, le Royal Scotsman longe les Lochs mythiques et traverse des régions parsemées de châteaux ténébreux : c’est le territoire des clans.

Des paysages à couper le souffle que le passager peut admirer depuis la voiture-observatoire, à travers une large baie vitrée. Le conducteur de la locomotive prend bien soin de ralentir la vitesse à l’approche des plus beaux sites. À bord, le dîner composé de gastronomie locale (gibier, fruits de mer, saumon…), précède des séances de lecture de littérature écossaise dans la bibliothèque du train. Le smoking est de rigueur.

Après avoir visité les Highlands, le train rejoint Kyle of Lochalsh face à la superbe île de Skye (Nord-Ouest), avant de faire route à travers les Lowlands pour regagner Stirling, puis Édimbourg. C’est là un des plus beaux voyages ferroviaires du monde.

 

 

LA NARIZ DEL DIABLO 13 mai, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 7:19

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Avec son parcours sinueux tracé en pleine cordillère des Andes, La Nariz del Diablo est réputé pour être l’une des lignes les plus périlleuses du monde. Surnommée ainsi parce qu’elle passe par un rocher qui, selon la légende populaire, a un petit air du démon, l’unique ligne ferroviaire d’Équateur fut construite au début du XXe siècle pour relier Guayaquil, sur la côte, à Quito, la capitale perchée à 2 800 m d’altitude.

Entre les deux villes, le convoi escaladait à faible allure les montagnes équatoriennes. De Bucay à Alausi, le train empruntait, en marche avant, puis à reculons, un ingénieux zigzag pour lui permettre de se hisser au sommet des plateaux : en moins de 60 km, le Nez du Diable passait de 300 à 2 600 m d’altitude. Ce système reste décrit comme un modèle d’ingénierie ferroviaire.

Victime de son âge canonique et du phénomène météorologique el Niño qui frappe le pays régulièrement, la voie n’est aujourd’hui plus utilisable que sur un seul tronçon, entre Sibambe et Alausi (soit environ 15 km). Le train originel a été remplacé par des wagons panoramiques modernes, ce qui lui a fait perdre son charme

L’aller-retour entre Sibambe et Alausi avec un prolongement jusqu’au site du Nariz del Diablo dure 2 h 30, offrant des vues spectaculaires sur le relief andin.

 

 

EL TREN DE LA SIERRA 11 mai, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 22:31

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4 829 m. Le train qui mène de Lima à Huancayo (« el tren de la Sierra ») défie les Andes péruviennes, pour se retrouver sur le toit du monde ou presque. Cette ligne fut conçue pendant la deuxième moitié du XIXe siècle dans le but de faciliter l’exploitation des ressources minières du centre du pays.

Le train de la Sierra quitte la gare de Desamparados de Lima, sur le littoral pacifique. Sur 335 km, il franchit 54 ponts, 68 tunnels, négocie pas moins de 1 154 virages dont une vingtaine de zigzags, et passe du niveau de la mer à des sommets aussi hauts que le Mont Blanc.

À Ticlio, son point culminant, le train passe à 4 829 m d’altitude. Pour compenser la raréfaction de l’oxygène, la présence d’une bouteille d’air oxygéné est obligatoire sur chaque voyage. On sert également aux passagers une tasse de thé de coca, le remède des Péruviens pour surmonter le mal de montagne.

Après dix années d’interruption, le train de la Sierra a repris du service il y a quelques années, mais ses sorties restent limitées à 2-3 voyages par mois. Le trajet aller simple entre Lima et Huancayo (12 heures) coûte à partir de 40 €.

 

 

LE TANGULA EXPRESS

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 3:59

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Inauguré en 2006, le « train du toit du monde » a tout de suite fait rêver les amateurs de voyages mythiques. Reliant les rues commerçantes de Pékin aux montagnes tibétaines, cette ligne de 4 561 kilomètres dispose de la station la plus haute de la planète : Tangula, à 5 068 mètres d’altitude. Deux-cent mètres de plus que le sommet de la ligne des Andes reliant Lima au centre du Pérou !

Le train effectue un passage dans le tunnel le plus élevé au monde (4 905 mètres), et les quelques centaines de kilomètres qui clôturent le voyage se déroulent à plus de 4 000 mètres d’altitude. Certains wagons sont même pressurisés pour éviter aux passagers d’avoir le mal d’altitude. Après 47 heures de voyage, on voit enfin se profiler la ville de Lhassa, à 3700 mètres d’altitude.

Au-delà de l’attrait touristique, ce train a déclenché bien des controverses. En effet, la ligne ferroviaire pourrait permettre à la Chine de renforcer son influence sur une région en quête d’autonomie. Sans oublier que le Tibet possède d’impressionnantes réserves minières, qui ne laissent certainement pas indifférents les investisseurs chinois…

 Il est difficile d’obtenir ces billets, sans compter le délai d’attente pour les visas… Pour que le rêve devienne réalité, il convient donc de s’y prendre suffisamment à l’avance ou de passer par une agence de voyage. Bien se renseigner si le train est en service en raison des éventuelles difficultés climatiques et de la situation au Tibet.

 

 

LE CHEPE 10 mai, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 5:56

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Des vastes étendues désertiques truffées de cactus à la côte bordée par l’océan Pacifique, le Chihuahua Pacifico (ou « Chepe ») traverse des paysages de légende, des canyons et montagnes splendides et des terres chargées d’histoire(s).

Ce train, désormais unique au Mexique à transporter des passagers, quitte tous les matins à la même heure la gare de Chihuahua (Nord), située au cœur d’une région qui reste célèbre pour ses immenses ranchs (Chihuahua est la capitale des cow-boys mexicains).

Un peu plus loin, le Chepe pénètre dans la région du Copper Canyon (le canyon du cuivre), constitué d’un réseau de gorges profondes taillées par les rivières. Le site est quatre fois plus grand que le Grand Canyon du Colorado. C’est la région des indiens Tarahumaras que l’on croise à Creel, étape touristique à mi-chemin entre Chihuahua et Los Mochis. Après avoir quitté ce décor de film, le train poursuit sa route vers la côte Pacifique et Los Mochis, qu’il finit par atteindre après un voyage de 640 km.

Cette ligne mythique est désormais exploitée par deux trains quotidiens. Le Primera Express, luxueux, confortable et donc cher (au moins 120 € l’aller simple) quitte Chihuahua ou Los Mochis à 6 h du matin. Arrivée 14 heures plus tard au terminus. Le billet en clase economica (départ à 7 h) coûte deux fois moins cher, mais le trajet est plus long (16 heures environ), car il dessert les 35 gares de la ligne, contrairement au Primera Express qui ne s’arrête qu’une douzaine de fois.

 Pour voyager à bord de ce train mythique, il est conseillé de faire le voyage entre Los Mochis et Chihuahua (et non l’inverse) pour découvrir les somptueux canyons qui se trouvent entre El Fuerte et Creel.

 

 

LE CALIFORNIA ZEPHIR 9 mai, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 4:38

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Lancé depuis Chicago à la conquête du Midwest et du Far West, le California Zephyr symbolise le mythe de la « frontière » qui guida pendant plus d’un siècle les pas des pionniers américains venus de l’Est.

 Sur un peu plus de 4 000 km, cet énorme train à la couleur chrome traverse sept États et tout ce que l’Ouest américain compte comme merveilles naturelles : les Rocheuses, le Grand Lac Salé, le désert du Nevada, la vallée du Colorado, mais aussi le fleuve Mississippi, les fermes du Nebraska, les prairies du Middle West, les baies, lacs et forêts de Californie… Les points d’intérêt sont donc nombreux.

Comme les Américains aiment à le décrire, le California Zephyr est la ligne la plus spectaculaire de l’Amtrak, le réseau ferroviaire national. La voie était à l’origine divisée en trois tronçons : Chicago-Denver (exploité par le Chicago Burlington & Quincy), Denver-Salt Lake City (exploité par le Denver & Rio Grande Western) et Salt Lake City-San Francisco (exploité par le Western Pacific).

Inauguré en grande pompe en 1949 à San Francisco, ce train reste, avec la Route 66, l’un des plus fameux périples des États-Unis.

Il existe plusieurs manières de voyager à bord du California Zephyr. C’est selon son porte-monnaie. Si les cabines privées avec couchette demeurent assez chères (jusqu’à 1 150 € l’aller simple de deux jours entre Chicago et Emeryville, près de San Francisco), les sièges inclinables en classe économique restent bon marché (environ 150 €) et assez confortables. Où que l’on voyage, on peut accéder à l’un des cinq salons du train, chacun disposant de larges baies vitrées. Vue imprenable sur les Rocheuses !

 

 

LE CANADIEN 26 avril, 2014

Classé dans : TRAINS DU MONDE — jcn54 @ 4:53

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S’il est un pays où le train a grandement participé à la construction de la nation, c’est bien le Canada. Pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, le tout premier Premier ministre John A. MacDonald lance le pari fou d’unir les différentes provinces par le rail.

C’est chose faite en 1885 : les coolies chinois posent les derniers rails d’une voie longue de 4 600 km qui va « d’un océan à l’autre » (devise du Canada).

Le Canadien Pacifique (Canadian Pacific Railway) sert alors de ciment pour la mosaïque multiethnique qui compose le Canada. Il s’avère aussi être un bon outil pour peupler les grands territoires de l’Ouest.

Aujourd’hui, la ligne est exploitée entre Toronto et Vancouver par le Canadien, pour le plus grand bonheur des touristes. Ce train tout confort se promène de l’Ontario à l’océan Pacifique à travers lacs, forêts, montagnes et prairies. Le voyage offre des panoramas grandioses (notamment lors de la traversée des Rocheuses) et demeure un moyen original pour découvrir les richesses naturelles du Canada.

Le Canadien propose deux classes à bord : la classe Economie(classe économique avec sièges inclinables), ainsi que la classe Voiture Lit, avec ses chambres simples, doubles ou triples.

Le voyage de Toronto à Vancouver, via Winnipeg (Manitoba), Edmonton et Jasper (Alberta) dure trois jours. En fonction de la classe et des différents services choisis à bord (repas, bagages…), les tarifs peuvent varier de 300 à 2 000 € environ.

Le site du réseau ferré canadien Via Rail propose un système de réservation et donne plein de petites astuces pour voyager à moindres frais (cartes de réduction, passes…).

 

 

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