Jean Claude's news

"Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient." (Charles Caleb Colton)

 
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ŒUVRES D’ART CÉLÉBRES 12 juin, 2017

Classé dans : Non classé — jcn54 @ 9:11

LA CÈNE

Une grande fresque (460 par 880 cm) peinte par Léonard de Vinci entre 1495 et 1498 sur le mur de Santa Maria Delle Grazie à Milan, est l’un des tableaux les plus emblématiques de tous les temps, et certainement l’un des plus reconnaissables de De Vinci.

C’est un exemple parfait de l’art chrétien de la Renaissance, qui illustre le verset 13 :21 de l’Evangile selon Saint Jean où Jésus, entouré de ses disciples, révèle que l’un d’entre eux va bientôt le trahir. Le tableau capture les réactions des apôtres de façon vive, montrant chacune de leurs personnalités en action.

Alors qu’il s’agit d’une anecdote biblique, le tableau est bien plus qu’une scène religieuse de par sa composition extrêmement complexe. L’usage de De Vinci de la perspective ainsi que l’attention portée à la psychologie des personnages en fait l’une des premières pièces de l’art de la Renaissance, établissant plusieurs des conventions esthétiques du mouvement. Sa beauté frappante fera de nombreux émules par la suite.

Pour se permettre de retoucher plus facilement la peinture au fur et à mesure de son avancée, De Vinci utilisa une technique singulière inappropriée aux fresques – Au lieu de peinture humide, il utilisa de la tempera et des huiles après avoir imperméabilisé la pierre du mur au plâtre sec. En d’autres termes, il a travaillé sur support sec plutôt que sur plâtre humide utilisé habituellement dans le travail de fresques. Son initiative n’est pas vraiment une réussite et le tableau n’a pas bien vieilli et en fait, a montré des signes de détérioration dès le départ. Pour empirer les choses, le placement physique de la fresque sur un mur extérieur sujet à l’humidité l’a empêché de sécher correctement et a entraîné l’effritement du mur avec les années. L’historien d’art et contemporain de De Vinci Giorgio Vasari a regretté que la pièce soit « mal exécutée » car dans un état de détérioration évident seulement quelques dizaines d’années après sa création. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, bien que couverte par un panneau protecteur, la fresque pourrait avoir souffert davantage à cause des bombardements.

Heureusement, grâce à une copie à l’huile sur toile par Giovanni Pietro Rizzoli effectuée en 1520 qui a bien mieux résisté au temps, on effectua des tentatives de restauration au 20ème siècle et plusieurs détails manquants de la fresque furent ainsi récupérés. À cause des détériorations et des nombreuses restaurations, il reste de nos jours très peu de la peinture initiale.

SYMBOLES ET SPÉCULATIONS
Nombreux sont ceux qui pensent que La Cène inclut des significations cachées ou des messages secrets dans son symbolisme et quelques théories complotistes ont émergé depuis.

Par exemple, des écrivains ont théorisé que la personne assise à la gauche de Jésus (du côté de sa main droite) n’est pas vraiment Jean comme on pourrait le croire, mais plutôt une femme, peut-être l’épouse de Jésus ou Marie-Madeleine. L’idée est présentée comme postulat de départ de plusieurs ouvrages, dont le fameux polar Le Da Vinci Code. Alors que cette théorie est défendue avec ferveur par ses partisans, il existe peu de preuves venant la corroborer.

CENE

 

 
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CA S’EST PASSE UN 18 SEPTEMBRE 18 septembre, 2014

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 7:01

 

badinter

La France abolit la peine de mort, c’est en 1981.

Le 18 septembre 1981, à Paris, l’Assemblée nationale vote la loi d’abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter, 53 ans.

369 députés votent en sa faveur et 113 s’y opposent. Cette initiative met la France au diapason des autres pays d’Europe occidentale. C’est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand.

Un long chemin

Dès la fin du XVIIIe siècle, la peine de mort fait l’objet d’une contestation courageuse. Elle vient d’un jeune marquis italien, admirateur de Montesquieu, Cesare Beccaria. Dans un opuscule publié sous le manteau en 1764, Des délits et des peines, il écrit : «L’État n’a pas le droit d’enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n’est pas seulement inutile parce que sa valeur d’exemple est nulle, elle est aussi nuisible».

Sa protestation est relayée par Voltaire puis Robespierre (qui changera assez vite d’avis). Après la chute de l’Empire, François Guizot relance le combat en faveur de l’abolition et échoue de peu à faire voter une loi dans ce sens. Le jeune poète Victor Hugo publie en 1829 Le Dernier Jour d’un Condamné (il s’agit du récit des derniers moments d’un jeune condamné, par lui-même).

Les pays nordiques sont les premiers à délaisser la peine de mort. La Finlande entame le mouvement dès 1826, suivie par la Norvège en 1875, le Danemark en 1892, la Suède en 1910. Les Pays-Bas l’abolissent en 1850. Née en 1830, la Belgique applique la peine de mort avec réticence, le roi usant généralement de son droit de grâce. La peine capitale est systématiquement commuée en détention à perpétuité à partir de 1950 et officiellement abolie en 1996. La Suisse entame le processus d’abolition en 1874. Plus surprenant, le Portugal l’abolit en 1867 et l’Italie en 1890 (Mussolini la rétablira brièvement). Parmi les tard venus à l’abolition figure l’Allemagne (1949).

France : essais successifs

En France, après la vaine tentative de Guizot, le républicain Jules Simon tente une nouvelle fois en 1870 de faire passer l’abolition.

Au tournant du siècle, les présidents de la République Émile Loubet (1898-1906) et Armand Fallières (1906-1913) usent systématiquement de leur droit de grâce, en résistant avec courage à la pression de l’opinion publique. Le garde des sceaux Aristide Briand veut transformer l’essai en faisant passer une simple loi : «La peine de mort est abolie», mais l’opposition se déchaîne !

En 1939, le gouvernement interdit les exécutions publiques. Celles-ci auront désormais lieu dans la cour des prisons. Mais dès lors, pendant l’Occupation, on ne rechignera plus à exécuter des femmes, ce qui n’était plus arrivé depuis 1906… Et à la Libération, la peine de mort n’est plus limitée à des crimes de sang mais étendue à des vols à main armée.

La guillotine revient en force pendant la guerre d’Algérie. Cela dit, on compte ensuite de moins en moins d’exécutions et, en 1970, année sans exécution, le sombre rituel paraît voué à tomber en désuétude. Mais l’exécution de Buffet et de son complice Bontemps, le 28 avril 1972, anéantit les espoirs des abolitionnistes, parmi lesquels maître Badinter, avocat de Bontemps.

Le 10 mars 1976, une nouvelle condamnation envoie à l’échafaud Christian Ranucci, un jeune homme de 20 ans accusé du meurtre d’un enfant. Christian Ranucci se voit refuser sa grâce par le président Valéry Giscard d’Estaing, dont l’esprit d’ouverture se heurte à la pression croissante de la fraction conservatrice de son camp. Du coup, le rival socialiste du président va faire de ce thème de l’abolition le marqueur de sa campagne de 1981 et même de son double septennat…

La peine de mort dans le monde (2010)

La peine de mort a été unanimement répudiée par les États européens et le Canada ainsi que de nombreux États latino-américains et plusieurs États d’Afrique subsaharienne et d’Océanie. La Russie ou encore l’Algérie ont instauré un moratoire sur son application…

Au total, en 2009, 140 des 192 membres de l’ONU ont aboli ou suspendu la peine de mort. Mais ces pays ne rassemblent que 40% de la population mondiale et constituent la fraction la moins dynamique de la planète !

L’essentiel de l’Asie et les pays les plus peuplés du monde (Chine, Inde, Indonésie, États-Unis, Pakistan, Japon, Bangladesh etc) continuent d’appliquer la peine de mort sans guère d’état d’âme.

 

 
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CA S’EST PASSE UN 29 JUILLET 29 juillet, 2014

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 3:00

 

scout

Naissance du scoutisme, c’est en 1907.

Le mouvement scout, d’un mot anglais qui signifie éclaireur, a été fondé par le général Robert Baden-Powell le 29 juillet 1907. Apostolat en uniforme

Militaire atypique autant que brillant, Robert Baden-Powell s’illustre aux Indes avant de s’attirer la gloire en Afrique du Sud, lors de la guerre des Boers, en défendant avec de maigres troupes la ville de Mafeking.

De retour en Angleterre, le héros de Mafeking découvre avec surprise que son manuel Aids to scouting (Instructions aux éclaireurs) est employé par des éducateurs sociaux pour former ou redresser des jeunes en perdition.

Lui-même, parcourant le pays, mesure le mal-être des adolescents des quartiers pauvres. Il décide d’y remédier avec son expérience militaire et se met au service des associations caritatives.

Sa réputation est bienvenue pour séduire les donateurs et recueillir des fonds.

Robert Baden-Powell veut fabriquer des citoyens émérites, épanouis tant au moral qu’au physique. Le 29 juillet 1907, il entraîne sur l’île de Brownsea, dans le Dorsetshire, 24 jeunes gens à des jeux de piste. L’année suivant, il affiche son projet dans une brochure : Scouting for boys. Le scoutisme est né !

Son idéal connaîtra une fortune prodigieuse…

En ce début du XXIe siècle, le scoutisme réunit 16 millions de jeunes garçons et jeunes filles dans 136 pays, au sein de groupements confessionnels ou laïcs.

Notons hélas aussi que le scoutisme a été dévoyé après la Première Guerre mondiale par les partis totalitaires, qui ont créé sur le même modèle des mouvements de jeunesse à leur dévotion.

 

 

 
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CA S’EST PASSE UN 26 MAI 26 mai, 2014

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 5:12

 

 

Naissance de Tito, c’est en 1892.

25 mai 1892 à Kumrovec (Croatie, Autriche-Hongrie) – 4 mai 1980 à Ljubljana (Slovénie, Yougoslavie)

 

CA S'EST PASSE UN 26 MAI dans JOUR ANNIVERSAIRE tito  

Sous le surnom de Tito, Josip Broz milite dans le parti communiste clandestin en Croatie, à partir de 1923. Secrétaire général du parti communiste yougoslave en 1937, il participe à la guerre contre l’occupant nazi après que Hitler ait envahi l’URSS (22 juin 1941). Cela lui vaut d’être proclamé Maréchal ! À la Libération, il renverse la monarchie et établit un régime communiste, sans que les Soviétiques aient eu à occuper le pays comme en Europe centrale. 
Le 29 juin 1948, au terme d’une longue période de tension, le chef charismatique de la République populaire fédérale de Yougoslavie, est exclu duKominform, le mouvement communiste international, à l’instigation de Staline, qui voit en lui un rival encombrant. La Yougoslavie va dès lors faire bande à part et Tito s’ériger en promoteur du mouvement des non-alignés (ni l’Est pro-soviétique, ni l’Ouest pro-américain).

 

 
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CA S’EST PASSE UN 7 MARS 7 mars, 2014

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 4:56

 

mitterrand

Le procès de « l’affaire des fuites », c’est en 1956.

Le 7 mars 1956, François Mitterrand, alors ministre de l’intérieur de Pierre Mendès France, est blanchi des accusations calomnieuses de haute trahison portées contre lui. Il est injustement accusé d’avoir fourni, en 1953, des informations concernant l’effort de guerre français en Indochine au Parti Communiste et donc indirectement à l’URSS, allié des rebelles communistes indochinois. L’accusation, en temps de guerre, est gravissime et apte à briser la carrière de ce jeune ministre prometteur.

L’affaire se révèle être en fait une machination montée par les mouvements poujadistes, hostiles à Mitterrand depuis que celui-ci a démissionné du gouvernement Daniel pour condamner la politique de répression menée par la France au Maroc et en Tunisie. Elle est à l’origine de la mésentente entre François Mitterrand et Pierre Mendès France, ces deux brillants hommes de gauche de la France de l’après-guerre. Le futur président de la république ne pardonnera en effet jamais, par la suite, à Mendès France de ne pas l’avoir prévenu des suspicions pesant sur lui.

 

 
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CA S’EST PASSE UN 4 FEVRIER 4 février, 2014

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 4:35

 

srilanka

Indépendance de Ceylan, c’est en 1948.

Ceylan devient indépendante le 4 février 1948. Rebaptisée Sri Lanka, l’île n’en finit pas de souffrir du contentieux ethnique légué par le colonisateur britannique. Malgré l’énergique politique de Mme Bandaranaike, premier ministre cinghalais presque sans interruption de 1956 à 1997, les indépendantistes de la minorité tamoul (« Mouvement des Tigres de libération de la patrie tamoule », LTTE) poursuivent une guerre d’usure contre le gouvernement de Colombo…

 

 
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LE MAJORDOME 3 octobre, 2013

Classé dans : CINEMA : les films que nous avons aimés... — jcn54 @ 0:38

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Film éloquent ! Rares sont les films qui aujourd’hui percutent l’esprit . Tous en racontant des faits historiques et une très belle vie, ce film nous donne a réfléchir. Je conseille vivement ce film pour les amateurs du Réel 7ème art . J’espère que Forest Whitaker se fera récompenser pour sa prestation .

LE MAJORDOME dans CINEMA : les films que nous avons aimés... majordome

Synopsis : Le jeune Cecil Gaines, en quête d’un avenir meilleur, fuit, en 1926, le Sud des États-Unis, en proie à la tyrannie ségrégationniste. Tout en devenant un homme, il acquiert les compétences inestimables qui lui permettent d’atteindre une fonction très convoitée : majordome de la Maison-Blanche. C’est là que Cecil devient, durant sept présidences, un témoin privilégié de son temps et des tractations qui ont lieu au sein du Bureau Ovale.
À la maison, sa femme, Gloria, élève leurs deux fils, et la famille jouit d’une existence confortable grâce au poste de Cecil. Pourtant, son engagement suscite des tensions dans son couple : Gloria s’éloigne de lui et les disputes avec l’un de ses fils, particulièrement anticonformiste, sont incessantes.
À travers le regard de Cecil Gaines, le film retrace l’évolution de la vie politique américaine et des relations entre communautés. De l’assassinat du président Kennedy et de Martin Luther King au mouvement des « Black Panthers », de la guerre du Vietnam au scandale du Watergate, Cecil vit ces événements de l’intérieur, mais aussi en père de famille…

 

 
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CA S’EST PASSE UN 2 OCTOBRE 2 octobre, 2013

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 4:35

CA S'EST PASSE UN 2 OCTOBRE dans JOUR ANNIVERSAIRE gandhi

Naissance de Mahatmas Gandhi, c’est en 1869.

2 octobre 1869 à Porbandar (Gudjerat, Indes britanniques) – 30 janvier 1948 à Delhi (Inde)

Mohandas Gandhi fait des études d’avocat à Londres puis s’établit en Afrique du sud. Affecté par des vexations racistes de la part des Blancs, il s’érige en défenseur des immigrants indiens et forge une doctrine originale fondée sur la non-violence, la maîtrise de soi et le respect de la vérité (la «satyagraha»).

À son retour en Inde en 1915, il bénéficie d’une solide réputation d’ascète et de héros qui lui vaut d’être surnommé par le grand poète indien Tagore Mahatma, d’après un mot hindi qui veut dire «Grande âme». Gandhi mène dès lors la lutte pour l’autonomie du pays puis pour son indépendance tout en prônant l’autosuffisance économique, le retour aux techniques traditionnelle, mais aussi l’émancipation des femmes et des Intouchables (les hors-castes de l’hindouisme).

Son combat aboutit à l’indépendance de l’Inde (15 août 1947) mais aussi à sa scission d’avec le Pakistan, un État artificiel en deux parties séparées par 1200 kilomètres destiné à rassembler les musulmans du sous-continent. Il s’ensuit une atroce guerre qui se solde par de nombreux morts et quatorze millions de personnes déplacées. Gandhi lui-même est assassiné par un fanatique hindou. Le vieillard meurt en prononçant : «Mon Dieu !».

Une vie au service de la non-violence

Après toute une vie consacrée à l’émancipation de l’Inde, Gandhi a eu la douleur de voir son pays se déchirer dans des guerres religieuses sanglantes entre hindous et musulmans. Lui-même hindou, il n’a cessé de plaider pour la réconciliation des deux communautés, ce qui lui a valu d’être accusé de trahison par les fanatiques de sa communauté. Gandhi n’en figure pas moins au panthéon des plus grandes personnalités du XXe siècle.
Gandhi démontre l’efficacité de la non-violence

Mohandas Karamchand Gandhi naît le 2 octobre 1869 à Porbandar, dans une famille de riches commerçants du Gudjerat, au nord-ouest de l’Empire britannique des Indes. Il fait des études d’avocat à Londres puis, trop timide pour plaider en Inde, part en mai 1893 en Afrique du Sud où s’est établie une nombreuse communauté originaire des Indes.

Affecté par des vexations racistes de la part des Blancs, comme de devoir descendre d’un compartiment de train de première classe, il s’érige en défenseur des immigrants indiens et forge une doctrine originale fondée sur la non-violence, la maîtrise de soi et le respect de la vérité (la «satyagraha»).

Il préconise en vertu de cette doctrine la désobéissance passive et collective pour lutter contre les discriminations et remporte de spectaculaires succès face aux gouvernants britanniques. Mais c’est au prix de plusieurs séjours en prison.

Néanmoins, ill se comporte loyalement à l’égard des Britanniques pendant leur guerre contre les Boers, en 1899-1901, et organise un service d’ambulances avec un personnel indien.
Un héros indien

À son retour en Inde en janvier 1915, Gandhi bénéficie déjà d’une solide réputation d’ascète et de héros qui lui vaut d’être surnommé par le grand poète indien Tagore Mahatma, d’après un mot hindi qui veut dire «Grande âme».

Gandhi accède à la présidence du parti du Congrès et mène dès lors la lutte pour l’autonomie du pays puis pour son indépendance tout en prônant l’autosuffisance économique, le retour aux techniques traditionnelle, mais aussi l’émancipation des femmes et des Intouchables (les hors-castes de l’hindouisme). Avec bienveillance, il surnomme ces derniers les Harijans ou gens de Dieu (les Intouchables récusent aujourd’hui ce terme paternaliste et lui préfèrent celui de Dalits ou opprimés).

Plein de curiosité pour les systèmes philosophiques et les grandes religions, il n’en reste pas moins fidèle à son héritage hindou. Il se rapproche de l’Inde profonde des villages et préconise le retour à une économie traditionnelle.

 Le Mahatma donne l’exemple de l’ascétisme en pratiquant la chasteté dans son ashram des environs d’Ahmedabad, au nord-ouest du pays, et en tissant le coton sur son rouet pour subvenir à ses besoins et fabriquer ses propres vêtements.

À Amritsar, une manifestation tourne au massacre et rompt les liens invisibles qui rapprochaient Indiens et Britanniques.

Gandhi poursuit son action avec encore plus de détermination, en s’appuyant sur le parti du Congrès. Il préconise la non-participation (refus des décorations, boycottage des produits anglais…) et prescrit même la grève de l’impôt dans un district du Gudjerat.

Mais l’affaire tourne à l’émeute et Gandhi, par souci d’éviter les violences, interrompt le mouvement en février 1922. Lui-même entame une grève de la faim dans son ashram et met sa vie en danger pour convaincre ses compatriotes d’interrompre les violences. Il est emprisonné, ce qui lui vaut une aura internationale de martyr…
«Quit India !»

En 1930, la marche du sel lui vaut d’être à nouveau arrêté mais elle convainc les libéraux britanniques d’engager l’Inde dans la voie de l’indépendance. Dès l’année suivante, celui que Winston Churchill qualifie avec mépris de «fakir à moitié nu» est convié à Londres à une table ronde destinée à débattre d’une hypothétique indépendance de l’Inde.

Mais les discussions achoppent très vite sur les modalités de l’indépendance (faut-il accorder aux États princiers le droit de sécession ? quelle garantie pour la minorité musulmane, qui représente alors un quart des 350 millions d’Indiens ? quel statut pour les Intouchables ?…). Le Mahatma est déçu que le Congrès ne le suive pas dans le retour aux valeurs traditionnelles et s’en tienne à la quête de l’indépendance. Il renonce à la présidence du parti.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, les Britanniques engagent l’Inde dans le conflit sans prendre la peine de consulter les représentants de la colonie. Tout au plus le Premier ministre Winston Churchill promet-il aux Indiens, à l’issue de la guerre, un statut de dominion similaire à celui du Canada ou de l’Australie.

Parmi les compagnons de Gandhi, certains comme Jawaharlal Nehru plaident pour ne rien faire qui favorise l’ennemi japonais et son allié allemand. Mais pour Gandhi lui-même, l’heure des compromis est terminée. Tout en condamnant la violence et, pire encore, l’alliance avec l’ennemi japonais dans laquelle se compromet l’ultra-nationaliste Bose, le Mahatma lance le 8 août 1942, à Bombay, un mot d’ordre radical à l’adresse des Britanniques : «Quit India !» (Quittez l’Inde !).

Quelques heures plus tard, plusieurs chefs du parti du Congrès sont arrêtés. Gandhi lui-même est une nouvelle fois incarcéré. Il ne sera libéré qu’en mai 1944. Mais entre temps, son mot d’ordre aura donné le signal de la désobéissance civile sous la forme de manifestations, boycotts et grèves…

La joie ternie de l’indépendance

Au terme de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques sont résignés à se retirer du sous-continent indien.

L’Union indienne célèbre son indépendance le 15 août 1947. Le vice-roi Mountbatten remet les pouvoirs au Premier ministre Nehru. Mais la fête est gravement ternie par sa scission d’avec le Pakistan, en bonne partie à cause de Mohammed Ali Jinnah, un avocat musulman chiite, qui dirige la Ligue musulmane et prône la création d’un État musulman indépendant.

Il s’ensuit une atroce guerre religieuse qui fait plus de 400.000 morts et entraîne le déplacement de part et d’autre des nouvelles frontières de près de vingt millions de personnes !

Le Mahatma entre au soir de sa vie dans son dernier combat en entamant une nouvelle et périlleuse grève de la faim pour convaincre hindous et musulmans de déposer les armes. C’est un échec. Gandhi meurt, victime d’un extrémiste qui souhaitait la création d’un État hindou, l’Hindoustan, au lieu de l’Inde laïque et multiconfessionnelle. Le vieillard meurt en prononçant  : «Mon Dieu !». Son assassin sera jugé et pendu.
Cinéma

La vie de Gandhi a été magnifiquement retracée au cinéma par Richard Attenborough en 1982, avec l’acteur anglo-indien Ben Kingsley dans le rôle-titre.

 

 
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CA S’EST PASSE UN 25 MAI 25 mai, 2013

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 3:27

CA S'EST PASSE UN 25 MAI dans JOUR ANNIVERSAIRE tito

Naissance de Tito, c’est en 1892.

25 mai 1892 à Kumrovec (Croatie, Autriche-Hongrie) – 4 mai 1980 à Ljubljana (Slovénie, Yougoslavie)

Sous le surnom de Tito, Josip Broz milite dans le parti communiste clandestin en Croatie, à partir de 1923. Secrétaire général du parti communiste yougoslave en 1937, il participe à la guerre contre l’occupant nazi après que Hitler ait envahi l’URSS (22 juin 1941). Cela lui vaut d’être proclamé Maréchal ! À la Libération, il renverse la monarchie et établit un régime communiste, sans que les Soviétiques aient eu à occuper le pays comme en Europe centrale.

Le 29 juin 1948, au terme d’une longue période de tension, le chef charismatique de la République populaire fédérale de Yougoslavie, est exclu du Kominform, le mouvement communiste international, à l’instigation de Staline, qui voit en lui un rival encombrant. La Yougoslavie va dès lors faire bande à part et Tito s’ériger en promoteur du mouvement des non-alignés (ni l’Est pro-soviétique, ni l’Ouest pro-américain).

 

 
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CA S’EST PASSE UN 23 MARS 23 mars, 2013

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 4:57

CA S'EST PASSE UN 23 MARS dans JOUR ANNIVERSAIRE fasci

Mussolini crée les « fasci », c’est en 1919.

Le 23 mars 1919, à Milan, sur la place San Sepolcro, Benito Mussolini crée les premiers Faisceaux italiens de combat (Fasci italiani di combattimento). Ces groupes paramilitaires vont former l’embryon du futur Parti national fasciste.

L’adjectif «fasciste», promis à une diffusion planétaire, va désigner à partir de 1936 et de la guerre d’Espagne tous les mouvements totalitaires d’extrême-droite, antidémocratiques et nationalistes.

Un mouvement d’inspiration léniniste

Avant la Grande Guerre, quand il était militant socialiste et révolutionnaire, le futur Duce avait fréquenté en Suisse les exilés bolcheviques. Il avait eu connaissance de la théorie de Lénineselon laquelle l’accession au pouvoir devait s’appuyer sur une organisation paramilitaire constituée de révolutionnaires professionnels.

 Il bâtit son mouvement en prenant exemple sur le leader russe et use de ses talents d’orateur pour attirer en son sein des arditi, membres des troupes d’élite, ou corps-francs, qui ont de la difficulté à se reconvertir à la vie civile. A ces jeunes gens se joignent des syndicalistes ouvriers victimes des désordres économiques et d’autres laissés-pour compte.

A tous, Mussolini propose un programme politique fédérateur, vaguement socialiste et nationaliste. C’est ainsi qu’il revendique au nom de l’Italie les territoires promis par le traité de Londres, déclare la guerre aux socialistes et au bolchevisme, dénonce par ailleurs le capitalisme, exige l’abolition du Sénat et l’élection d’une Assemblée constituante, demande l’abolition du service militaire obligatoire, se prononce enfin pour une République laïque. Ce programme révolutionnaire va, il est vrai, beaucoup évoluer au gré des circonstances.
Une ascension rapide

A la fin de 1919, le mouvement fasciste est encore très marginal. Il ne compte que 17.000 membres et n’obtient aucun élu aux élections législatives de novembre. Mussolini lui-même n’obtient à Milan que 4.800 voix contre 170.000 pour le candidat socialiste.

Dans la mouvance nationaliste, Mussolini est éclipsé par le prestige du poète nationaliste Gabriele d’Annunzio, héros de l’équipée de Fiume. Sa déception est telle qu’il songe un moment à émigrer aux États-Unis.

Tout change l’année suivante. L’ancien leader socialiste continue d’utiliser une phraséologie révolutionnaire, anticapitaliste et antibourgeoise mais, pendant l’été 1920, tandis que se multiplient les troubles sociaux et les grèves dans les grandes villes industrielles du nord et les campagnes du sud, il prend le parti de la contre-révolution. Il crée une milice au sein de son Parti. Ce sont les squadre ( escouades) dont les membres, les squadristi, se signalent par le port d’une «Chemise noire», d’où leur surnom.

En toute illégalité, ces miliciens armés, motorisés et encadrés par d’anciens officiers sillonnent villes et campagnes et intimident de toutes les façons possibles (bastonnades, purges à l’huile de ricin ou assassinats…) les syndicalistes, les grévistes et les militants socialistes ou communistes.

La police, les magistrats, les policiers et le gouvernement lui-même laissent faire. Les patrons n’hésitent pas à financer grassement le Parti fasciste.

Passant à plus de 700.000 membres en 1922, le Parti national fasciste n’arrive toutefois pas à séduire le corps électoral et c’est par le recours à la force et à la menace qu’en fin de compte Mussolini arrivera à conquérir le pouvoir.

 

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