Jean Claude's news

"Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient." (Charles Caleb Colton)

 
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CA S’EST PASSE UN 2 JUIN 2 juin, 2014

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 6:23

 

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Naissance de Donatien de Sade, c’est en 1740.

Libertin perdu en son siècle, le marquis Donatien de Sade (1740-1814) fait figure d’extraterrestre. Aristocrate riche et égocentrique, évidemment athée, sujet à des accès de colère et de violence, il lui arrivait de maltraiter prostituées et domestiques à une époque où la montée des idéaux démocratiques rendait ces comportements de moins en moins acceptables.

Cela lui valut d’être incarcéré vingt-sept années au total, notamment à Vincennes et à la Bastille. Il mit à profit son oisiveté forcée pour écrire des romans érotiques qui ont fait de lui l’archétype du pervers sexuel au point que l’on a forgé dès 1834 un néologisme pour désigner la cruauté associée au sexe : le sadisme. Il faut que jeunesse se passe

Le futur écrivain est né le 2 juin 1740 à l’hôtel parisien de la famille de Condé, à Paris. Élevé au château familial de Saumane, près d’Avignon, il a une première approche du libertinage auprès de son père et de son oncle, un abbé lettré qui vit en galante compagnie avec une mère et sa fille.

Le 17 mai 1763, il épouse une riche héritière, Renée-Pélagie, fille d’un magistrat, le président de Montreuil. Malgré les frasques de Donatien, ou à cause d’elles, le couple s’entend plutôt bien et donne le jour à trois enfants. Leur ménage est une alternance de déclarations passionnées et d’insultes.

Les ennuis commencent la même année, le 29 octobre 1763, avec l’incarcération du jeune homme à Vincennes  sur une accusation de comportements violents et blasphématoires dans un bordel. Il est libéré dès le 13 novembre sur intervention de son père !

Plus grave est l’affaire qui suit. Le 3 avril 1768, une veuve de 36 ans, Rose Keller, l’accuse de l’avoir entraînée dans un bordel, ligotée sur un lit et soumise à différents sévices. Tout cela le jour de Pâques.

Le scandale est immense. Il faut dire que, quelques mois plus tôt, pour bien moins que ça, on a exécuté à Abbeville le malheureux chevalier de la Barre. Mais le marquis, qui a succédé à son père dans ses charges officielles de son père, a l’avantage, lui, d’appartenir à la haute société. Il est libéré dès le mois de novembre.

Son inconduite est notoire, conforme au demeurant à celle de nombreux aristocrates de sa génération, sans parler du vieux roi lui-même qui cherche le plaisir dans l’hôtel du Parc-aux-Cerfs.

Mais une nouvelle affaire vient corser son dossier : quatre filles accusent le marquis et son valet d’avoir tenté de les droguer et les sodomiser dans un hôtel de passe de Marseille, le 25 juin 1772. Condamné à mort par contumace, il échappe à l’exécution mais sa réputation est brisée. Dans l’intérêt de la famille mais aussi pour le protéger contre lui-même, sa belle-mère le fait interner à Vincennes par lettre de cachet le 13 février 1777. Écrivain raté en quête de gloire

En prison à 37 ans, le marquis de Sade se pique d’écrire et se rêve en auteur de théâtre mais on lui fait comprendre qu’il n’a aucun avenir dans ce genre. Qu’à cela ne tienne, écrit-il, à défaut de s’illustrer dans le théâtre, il s’illustrera par ses écrits érotiques…

Le 29 février 1784, il est transféré à la Bastille. Dans la crainte que ses manuscrits ne soient saisis, il met au net celui auquel il attache le plus de prix, Les Cent-Vingt journées de Sodome. Il le recopie sur d’étroits feuillets collés bout à bout et cache le tout entre deux pierres. Quand il est expulsé de sa cellule, le manuscrit disparaît. Il sera néanmoins publié au XXe siècle.

Libéré le 2 avril 1790, à la faveur des événements révolutionnaires, obèse et quelque peu usé, coupé de sa famille, le marquis fait publier l’année suivante son roman Justine ou les malheurs de la vertu, qui le classe définitivement parmi les auteurs libertins.

Soucieux de respectabilité, il prend le train de la Révolution en marche. Cela n’empêche qu’il demeure attaché au roi et surtout aux privilèges de l’aristocratie : « Je veux qu’on rende à la noblesse son lustre parce que de le lui avoir ôté n’avance à rien ; je veux que le roi soit le chef de la Nation », écrit-il en décembre 1791  ! Il se fait remarquer le 9 octobre 1793 par un Discours aux mânes de Marat et de Le Peletier dans lequel il dénonce le christianisme mais aussi toute forme de religiosité. Ses outrances ont l’heur de déplaire au pudibond Robespierre, qui voit la morale et la religion comme des nécessités sociales.

Le 5 décembre 1793, Sade, à nouveau incarcéré, échappe à la guillotine d’extrême justesse grâce à la chute de Robespierre, le 9 thermidor… Sous le Directoire, enfin, bénéficiant de l’extrême déliquescence des moeurs, il multiplie les publications à caractère pornographique. Mais le vent tourne. Le 6 mars 1801, ses manuscrits sont saisis sur ordre du Premier Consul, qui a le souci de se réconcilier avec l’Église et d’établir un ordre moral respectueux de son autorité. Il est à nouveau enfermé à l’asile de Charenton, près de Paris, où il finira sa vie. Au diable la morale

Ses romans vont circuler sous le manteau tout au long du XIXe siècle et distraire quelques happy few tels Stendhal, Flaubert, Baudelaire, Verlaine… Publiés dans la prestigieuse édition de la Pléiade en 1990 et aujourd’hui accessibles à tous sur internet, de même que Les Cent-Vingt Journées de Sodome, ils dégagent surtout un profond ennui par la froide répétition de descriptions scatologiques.

Le marquis de Sade considère, à l’opposé de Jean-Jacques Rousseau, que l’homme est foncièrement mauvais par nature et que le mal est voulu par cette même nature. La morale et la religion, en freinant ses penchants naturels, contrarient la nature : « C’est de la nature que je les ai reçus, ces penchants, et je l’irriterais en y résistant ; si elle me les a donnés mauvais, c’est qu’ils devenaient ainsi nécessaires à ses vues. Je ne suis dans ses mains qu’une machine qu’elle meut à son gré, et il n’est pas un de mes crimes qui ne la serve; plus elle m’en conseille, plus elle en a besoin : je serais un sot de lui résister. Je n’ai donc contre moi que les lois, mais je les brave ; mon or et mon crédit me mettent au-dessus de ces fléaux vulgaires qui ne doivent frapper que le peuple ».

 

 

 
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LA VRAIE HISTOIRE DE SAINT-NICOLAS ! 6 décembre, 2013

Classé dans : Non classé — jcn54 @ 5:50

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« On » lit et on entend tout un tas de choses sur Saint-Nicolas, du vrai, du faux, mais surtout beaucoup d’approximations… Je vous propose donc, sans aucune exhaustivité, de rappeler l’histoire du Saint-Patron des Lorrains, des enfants, mais aussi des Russes ! L’histoire de Saint-Nicolas, commence en actuelle Turquie.

Et oui, Nicolas de Myre était un évêque d’Orient, il participa même au fameux concile de Nicée, en 325 ! Comment cet évêque d’Anatolie est-il devenu le patron des Lorrains ? Cet Évêque d’Orient,  en renonçant à sa richesse, consacra son sacerdoce au bonheur des pauvres et serait l’auteur de plusieurs miracles dont les plus connus semblent être, d’avoir sauvé de la prostitution trois jeunes filles en pourvoyant leurs dots, d’avoir ressuscité trois enfants  retrouvés dans le saloir d’un boucher, ou encore d’avoir miraculeusement sauvé d’un naufrage des marins en détresse… Il serait mort un 6 décembre, probablement en 335, et son Saint corps fut déposé dans une église de Myre.

Sa popularité ne cessa pas à sa mort, loin de là ; de son tombeau s’écoulerait une manne aux vertus miraculeuses. Le pèlerinage aurait pu s’arrêter à Myre, mais lors de l’arrivée des Seldjoukides en Asie mineure, au XI° siècle, des marins italiens vinrent dérober le corps du Saint pour le ramener en leur ville de Bari où, depuis, s’élève une Basilique romane qui lui sert de sépulture. En 1087, le culte de Saint-Nicolas étant déjà très populaire, un seigneur Lorrain,  Aubert de Varangéville, se rendit en pélerinage à Bari et assista à l’inauguration de la Basilique par le pape Urbain III.  Un morceau du bras de Saint-Nicolas, exposé à cette occasion… fut dérobé par le seigneur qui le rapporta en ses terres de Lorraine.

Les miracles de Saint-Nicolas étaient déjà bien connus des Lorrains et l’arrivée de cette dextre bénissante en terre ducale attira l’attention des foules. Aubert demanda  l’aide de l’abbé de Gorze, afin de trouver un lieu de conservation et de vénération de la relique. Il fut décidé, en 1090, de la déposer à Port, alors grande ville de marchés située au sud de Nancy. Rapidement, les foules vinrent admirer la fameuse relique dont la notoriété se méla rapidement à la renommée commerciale de la ville. Port devint alors Saint-Nicolas-de-Port.

Première Croisade : Jean, Sire de Joinville, fut pris dans une tempête lors de son retour. Il implora Saint-Nicolas, et fut sauvé ! Sort similaire pour Cunon de Réchicourt, lors de la sixième croisade. Il implora Saint-Nicolas lors de sa captivité et fut délivré. Par gratitude, il initia la procession qui se pratique encore activement aujourd’hui ! Énièmes miracles, la popularité du lieu augmente encore et toujours. Au croisement des foires de Champagne et  d’Allemagne, le Saint-Nicolas de Port devint également très populaire dans ces contrées.

L’événement historique le plus marquant est probablement l’invocation de Saint-Nicolas par le Duc René II de Lorraine avant la fameuse bataille de Nancy. Vainqueur du Téméraire, la gratitude de René est immense…  il fit donc édifier la Basilique dont nous admirons encore aujourd’hui les proportions de Cathédrale ! 1477, Saint-Nicolas, protecteur du Duc de Lorraine, devient le Patron des Lorrains.

A partir d’une simple relique déposée en Lorraine, les nombreux marchands de passage à Saint-Nicolas-de-Port, propagent dans les pays germaniques, des Pays-Bas à l’Allemagne, cette vénération pour ce grand Saint qui devint également leur saint protecteur. Mais le plus étonnant reste sa transformation au XX° siècle en icône populaire majeure… Santa Klaus, fêté par les migrants Hollandais aux États-Unis depuis le XIX°, devint fortuitement le support publicitaire de la marque Coca-Cola en hiver 1940. Il y perdit sa mitre et sa crosse, mais… le père Noël était né !

Voici comment un grand évêque de Myre devint Patron des Lorrains puis icône marchande !

Dernier miracle : une portoise, épouse d’un riche américain, fut sauvée d’un naufrage après avoir invoqué Saint-Nicolas. Camille Croué-Friedmann décida alors de rendre hommage à sa ville natale et à son Saint-Protecteur…  Elle légua ainsi 7 millions de dollars pour financer la restauration de la basilique !

( Source : lorrainedecoeur.com)

 

 
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CA S’EST PASSE UN 11 AOUT 11 août, 2012

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 2:30

CA S'EST PASSE UN 11 AOUT dans JOUR ANNIVERSAIRE sadicarnot

Naissance de Sadi Carnot, c’est en 1837.

11 août 1837 à Limoges – 25 juin 1894 à Lyon

Le 3 décembre 1887, suite à la démission de Jules Grévy, les parlementaires élisent à la présidence de la République Sadi Carnot (50 ans), petit-fils du conventionnel Lazare Carnot, ami de Robespierre ! Jules Ferry, candidat malheureux, doit s’incliner.

La présidence est troublée par la montée de l’antiparlementarisme et la poussée électorale du général Boulanger, lequel finira par s’enfuir et se suicidera sur la tombe de sa maîtresse. Mais le président aura aussi l’immense satisfaction de célébrer le centenaire de la Révolution le 5 mai 1889 à Versailles puis d’inaugurer l’exposition universelle de Paris le 6 mai et la Tour Eiffel le 15 mai !

Le président est assassiné par un anarchiste italien du nom de Caserio le 24 juin 1894, en inaugurant une exposition à Lyon. Cet assassinat n’est pas isolé mais coïncide avec une flambée d’anarchisme meurtrier dans toute l’Europe.

 

 

 
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CA S’EST PASSE UN 8 DECEMBRE 8 décembre, 2011

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 7:50

Naissance de Georges Méliès, c’est en 1861.

8 décembre 1861 à Paris – 21 janvier 1938 à Orly

Le magicien Georges Méliès, ayant découver le cinéma des frères Lumière, a immédiatement perçu l’immense potentiel de cette attraction de foire et en a fait un septième Art…

Le prestidigitateur Georges Méliès a 33 ans quand il assiste à la première séance publique des frères Lumière. Cela se passe le 28 décembre 1895, au Grand Café du boulevard des Capucines, à Paris.

Ébloui, il entrevoit le premier la dimension artistique du cinéma et va la révéler au public.

Visionnaire

Fils de famille aisée, Georges Méliès a fait son service militaire à Blois, la ville du prestidigitateur Robert Houdin (1805-1871). C’est ainsi qu’il a découvert sa vocation. Il va à Londres s’initier à la magie et, de retour à Paris, vend ses parts dans l’entreprise familiale pour acheter le petit théâtre parisien de Robert Houdin. Très vite, il acquiert à son tour une belle réputation de prestidigitateur.

Après la séance mémorable des frères Lumière, il se porte acquéreur de leur appareil. Mais Auguste refuse de le vendre, lui disant : «Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n’a aucun avenir commercial !»

Sans se décourager, Georges Méliès fabrique son propre appareil à l’imitation de celui des frères Lumière. C’est le «kinétograph». Dès 1896, pour renouveler l’intérêt du public, il a l’idée de monter des fictions et invente les premiers effets spéciaux du cinéma.

L’histoire de cette invention est curieuse : Georges Méliès était en train de tourner une scène de rue sur les grands boulevards quand son appareil s’est bloqué pendant une minute. Au développement, il a découvert sur la pellicule un omnibus Madeleine-Bastille soudainement mué en… corbillard ! Tandis que son technicien se disposait à jeter la pellicule, il l’en empêcha, saisissant tout de suite le ressort comique de l’incident (Stanley Kubrick perçait déjà sous le magicien).

Georges Méliès s’attire d’emblée un grand succès auprès du public par sa fantaisie et son imaginaire qui tranchent avec la vulgarité de la plupart des réalisateurs de l’époque. Aujourd’hui encore, son art suscite l’intérêt des professionnels et des amateurs.

À Montreuil-sous-Bois, près de Paris, il ouvre en 1897 un studio cinématographique, crée sa propre compagnie, la Star-Film, et, dans les deux décennies suivantes, va réaliser un millier de films.

Le cinéaste ne fait pas seulement des fictions. Il présente aussi les premières actualités.

C’est ainsi qu’il réalise dès 1899 un film engagé, tout à fait remarquable, sur l’Affaire Dreyfus. En 1901, il filme le couronnement du roi Édouard VII en mêlant les scènes de fiction, avec des figurants (un blanchisseur parisien joue le rôle du roi), et un tournage in situ, à la sortie de l’abbaye de Westminster. Cet exploit vaut au cinéaste d’être invité par la famille royale.

Les premiers films sont alors appelés «vues». Ils sont bien entendu muets et, mesurant 125 mètres, ils ne durent que 4 minutes. Ces films sont diffusés dans les baraques de foire.

Dépassé par le succès

Méliès réalise en 1902 un premier «long métrage» avec son chef-d’oeuvre : Le voyage dans la lune, en s’inspirant d’un roman de H.G. Wells publié l’année précédente : Les premiers hommes dans la Lune.

Il investit dans le projet 30.000 francs, une somme pharamineuse pour l’époque. Le tournage dure quatre mois, de mai à août 1902, et la première séance a lieu le 1er septembre 1902.

Le film d’une durée exceptionnelle de 16 minutes rebute dans un premier temps les forains auxquels il est présenté. Ils craignent qu’il ne leur fasse perdre des recettes, une projection en remplaçant quatre ! Le cinéaste convainc néanmoins l’un d’eux de faire un essai à la Foire du trône, à Paris.

Le public est comblé et le film est bientôt diffusé en des centaines d’exemplaires dans le monde entier, y compris aux États-Unis. C’est le premier film d’exportation. Il est vrai que le muet surmonte aisément les barrières de langue.

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GRANDEUR 22 septembre, 2011

Classé dans : INSOLITE — jcn54 @ 8:26

C’était leur projet depuis plusieurs années, c’est maintenant une réalité.

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Deux designers coréennes, Johan Olin et Aamu Song exposent au York Hall Center de Londres, leur dernière création : une immense robe rouge. Cette «Redress», qui a nécessité plus de 550 mètres de tissu pour sa conception, pourra être portée par un artiste, accompagné d’un public de 238 personnes qui prendront place dans les poches colossales en forme de plis. Le duo a déjà reçu plusieurs prix pour cette œuvre, qui a aussi été exposée en Allemagne, en Norvège et en Finlande.

 

 

 
 

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