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"Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient." (Charles Caleb Colton)

 
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LA PLACE DUROC A PONT A MOUSSON (54) 10 août, 2016

Classé dans : RENCONTRES AU HASARD DE NOS BALADES — jcn54 @ 7:30

La ville de Pont-à-Mousson est connue pour son abbaye des Prémontrés, ses célèbres fonderies, parfois pour son université (la première créée en Lorraine) mais moins pour son patrimoine civil pourtant exceptionnel au premier rang duquel cette place fait belle figure. De forme triangulaire, ce qui la rend atypique, elle est aussi entièrement bordée d’arcades ce qui la rend homogène. Et pourtant c’est là le résultat de siècles d’évolutions architecturales dont on perçoit clairement les constructions depuis le XVIème siècle. 
La place est plus ancienne (on y tenait foires et marchés dès le Moyen-âge) mais les édifices plus anciens n’ont pas conservé leur aspect médiéval. De la Renaissance on remarque notamment la maison dite des 7 pêchés capitaux mais elle n’est pas la seule. C’est le XVIIIème siècle qui semble le plus marquer cet ensemble aujourd’hui avec de nombreuses maisons, arcades et même l’Hôtel de Ville qui s’insère tout en se distinguant fièrement par son élévation imposante. Au XIXème siècle des façades plus éclectiques remplacent certaines constructions. Durant la seconde guerre mondiale la ville sera bombardée et une partie la place sera touchée. Heureusement tout ce qui pouvait être sauvé fut reconstruit à l’origine et seuls quelques immeubles durent être reconstruits mais l’urbanisme et l’architecture de la place furent respectés.

Il en résulte aujourd’hui une place remarquable qui porte le nom du maréchal Duroc, enfant de la ville qui y réalisa son école royale militaire à la fin du XVIIIème siècle avant d’être nommé grand maréchal du palais et duc de Friou. 
Au centre de la place s’élevait à l’origine (XVIIIème siècle) une fontaine dite « Le Cruchon » qui fut remplacée par un kiosque à la fin du XIXème siècle avant de voir le retour d’une fontaine, inspirée de celle qui préexistait, en 1931. Celle-ci est le seul monument de France qui rend hommage aux ambulanciers volontaires américains qui servaient la France de l’Est entre 1915 et 1917. 

Une place d’exception à découvrir d’autant plus que c’est un bon point de départ pour explorer le reste de la ville qui cache plus d’un joyau de pierre.

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LE CHATEAU DU HAUT-KOENIGSBOURG (BAS-RHIN) 21 avril, 2015

Classé dans : CHATEAUX — jcn54 @ 6:04

Edifié au 12e siècle, le château du Haut-Koenigsbourg fut pendant des siècles le témoin de conflits et de rivalités entre seigneurs, rois et empereurs.

Il a vu se succéder d’illustres propriétaires qui ont marqué son histoire et de nombreux événements qui ont changé jusqu’à sa physionomie… Passer la haute porte du Haut-Koenigsbourg, c’est plonger dans l’univers du Moyen Âge. De la cour basse avec son auberge, sa forge et son moulin, aux escaliers en colimaçon, qui mènent aux appartements meublés du seigneur, découvrez une architecture, un mobilier, une atmosphère chargés d’histoires.

 Ponts-levis, salle d’armes, donjon et canons rappellent à chaque instant la vocation de cette forteresse de montagne qui fut assiégée, détruite et pillée. Abandonné après 1633, ce château fort prestigieux est offert par la ville de Sélestat à Guillaume II de Hohenzollern en 1899. Rêvant de ressusciter l’ancien empire germanique, il assouvit sa passion du Moyen Âge en confiant la restauration du château à l’architecte Bodo Ebhardt, spécialiste de la fortification médiévale. Au début du 20e siècle, la dimension politique de ce grand chantier doit légitimer la toute jeune dynastie impériale des Hohenzollern et affirmer aux yeux du monde la puissance du nouvel empire. Aujourd’hui, on admire davantage l’aspect pédagogique d’une restauration qui, sans être incontestable, est la plupart du temps vraisemblable.

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La station de pompage du château.

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La porte d’honneur du château, un des points de polémique.

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L’entrée.

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Entrée principale du château du Haut-Koenigsbourg

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                                         Le moulin et la fontaine

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Le linteau de la porte d’entrée dans le logis, blason Thierstein

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La porte des lions

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La cour

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Balcons et peintures

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Le puits

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Le donjon vu depuis le pied des murailles

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L’aigle impérial au sommet du donjon

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La salle de banquet

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La chambre lorraine du chateau du Haut-Koenigsbourg

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Le Graoully

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Cannone nel castello di Haut-Koenigsbourg

 

 
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CA S’EST PASSE UN 18 MARS 18 mars, 2015

Classé dans : JOUR ANNIVERSAIRE — jcn54 @ 6:29

 

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Procès du docteur Petiot, c’est en 1946.

Le 11 mars 1944, pendant l’Occupation, les pompiers parisiens sont alertés par des voisins incommodés depuis plusieurs jours par les odeurs s’échappant d’une cheminée de l’immeuble de la rue Le Sueur, au n°21. L’hôtel particulier appartient au docteur Marcel Petiot.

Après avoir tenté de joindre le propriétaire, les pompiers fracturent une fenêtre et pénètrent dans la demeure. Dans la cave, ils découvrent des corps humains dépecés, prêts à être incinérés. Arrivé sur ces entrefaites, Petiot se justifie en affirmant que ce sont des cadavres de nazis qu’il a tués lui-même, et persuade les policiers, bons patriotes, de le laisser partir.

Lors des perquisitions ultérieures, la police découvre soixante-douze valises, une cave aménagée, des doubles portes, une chambre à gaz dont la porte est équipée d’un judas pour regarder l’agonie des victimes, ainsi qu’un puits rempli de chaux vive.

Il apparaît que, depuis 1943, Petiot proposait à des personnes menacées par la Gestapo, principalement des juifs ou des malfrats en cavale, de les faire passer clandestinement en Argentine. Les prétendants au voyage se rendaient la nuit au domicile du médecin, munis de leurs biens les plus précieux et de leur argent. Un passé encombrant

Le passé de Petiot trouble également les enquêteurs. Né le 17 janvier 1897 à Auxerre, le suspect a été interné plusieurs fois en hôpital psychiatrique depuis son adolescence et a comparu devant la justice, notamment pour des affaires de vols.

En 1926, à Villeneuve-sur-Yonne où il possède un cabinet médical depuis quatre ans, la maison de la fille d’une de ses patientes, avec qui il entretient une liaison et qui a été découverte, est incendiée. La jeune fille, quant à elle, disparait sans laisser de traces.

Les disparitions inexpliquées commencent à susciter des rumeurs. En 1933, Marcel Petiot signe le permis d’inhumer d’un témoin important dans une affaire de meurtre dans laquelle lui-même est impliqué, ce témoin étant mort brutalement après une visite dans son cabinet. Le docteur part s’installer à Paris la même année.

Après la découverte funeste du 21, rue Le Sueur, Petiot, en fuite de nouveau, reste introuvable. Résistant opportuniste, il s’est engagé dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) sous le nom de «Valéry». Devenu capitaine, il a été affecté à la caserne de Reuilly, dans l’Est parisien !

À la Libération, un mandat d’arrêt est délivré à son nom. Grâce à un article publié en septembre 1944 dans Résistance, intitulé «Petiot, soldat du Reich», le docteur Petiot se fend d’un droit de réponse et écrit une lettre manuscrite au journal. La police en déduit qu’il est toujours caché à Paris au sein même de la Résistance française. Il est arrêté le 31 octobre 1944 dans une station de métro.

Son procès s’ouvre le 18 mars 1946. Petiot comparaît pour vingt-sept assassinats, même s’il en revendique soixante-trois et soutient, malgré les preuves accablantes, que ses victimes étaient des criminels nazis. Le 4 avril, il est condamné à mort en dépit des efforts de son avocat, un ténor du barreau, maître René Floriot.

Le 25 mai 1946, au garde qui vient le réveiller pour l’exécution, Petiot rétorque : «Tu me fais ch…». Le couperet tombe à 5h05. Les deux cent millions de francs que le docteur a volés à ses victimes n’ont jamais été retrouvés.

 

 
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ISAMU NOGUCHI ( ART DECO) 1 février, 2011

Classé dans : RETROSPECTIVE — jcn54 @ 9:53

Isamu Noguchi (Né le 17 novembre 1904 – mort le 30 décembre 1988 ) Né d’une mère américaine écrivaine Leonie Gilmour et d’un père poète japonais Yonejiro Noguchi, Isamu Noguchi passe son enfance au Japon. Déjà très jeune, il s’intéresse à l’Art plastique et notamment à la sculpture. Il passera son adolescence aux Etats-Unis. Inscrit à 13 ans dans une école de l’Indiana, il commence des études de médecine à la Columbia University, suivant parallèlement des cours de sculpture. Il est diplômé de La Porte High School (La Porte, Indiana) en 1922. Il crée son atelier et fait ses premières expositions. Durant cette période, Isamu Noguchi découvre le style d’avant-garde occidentale à New York. En 1927, il part pour Paris et devient l’assistant du sculpteur Constantin Brancusi. Isamu Noguchi retourne à New York en 1929, il se consacre à la sculpture et sa conception de l’art l’amène à concevoir des objets de la vie quotidienne comme des meubles. Sa collection de lampes Akari associe la technique traditionnelle japonaise de la fabrication du papier de mûrier aux formes organiques de ses sculptures, plus en accord avec son temps. Isamu Noguchi conçoit des céramiques, des verreries, aussi bien que des espaces publics, urbains. Ses meubles tels que sa fameuse table basse ou son canapé sont devenus de véritables emblèmes du design des années 40-50. En 1985, il fonde à Long Island un musée consacré à ses sculptures. Il disparaît en 1988, à l’âge de 84 ans, laissant derrière lui une œuvre interdisciplinaire et donc d’une grande diversité.

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Table basse Isamu Noguchi 1948


 

 
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ANDRE SORNAY (ART DECO) 21 novembre, 2010

Classé dans : RETROSPECTIVE — jcn54 @ 9:21

 Disparu en 2000, André Sornay restera de son vivant un “provincial” de l’Art déco. Présentés aux Expositions internationales de Paris en 1925 et 1937, ses meubles séduisent par leurs innovations, sans parvenir à s’imposer au même titre que les grands noms de la capitale, Leleu ou Ruhlmann. Ses créations furent-elles diluées dans la production lyonnaise, qualifiées d’un modernisme trop sage ? L’homme tient pourtant une place à part : remarqué et soutenu dès ses débuts par Pierre Chareau et Francis Jourdain, le “plus audacieux des ébénistes lyonnais”, selon la presse de l’époque, revient à présent sur le devant de la scène. On a enregistré notamment une première adjudication record fin 2001 pour un bureau en placage d’acajou, aux montants réalisés dans un échantillonnage de bois exotiques. Il fut arraché pour 102 000 euros, soit plus du triple de son estimation. C’est une reconnaissance à laquelle ne s’attendaient pas Jacques de Vos et Michel Giraud. Depuis cinq ans, ils achètent Sornay, “même si à l’époque, c’était une gageure”, rappelle le premier. C’est son confrère qui l’a convaincu. “D’origine Lyonnaise, je possédais déjà un meuble extraordinaire de Sornay évoquant le désormais fameux bar à ski de Dupré-Lafon, une merveille. On est parti à Lyon voir d’autres pièces. Jacques est tombé sous le charme”, se souvient Michel Giraud.

“L’Âge d’or, ce sont les années 1930, précise Jacques de Vos. Sornay décide alors d’utiliser du contreplaqué, c’était économique et cela autorisait un jeu entre le rainurage de ce support et le traitement du placage. Enfin, ce dernier n’était plus collé sur le corps du meuble, mais clouté en laiton apparent. C’était vraiment nouveau tant du point de vue technique qu’esthétique. C’est devenu sa marque de fabrique, au même titre que la pureté de ses lignes et l’équilibre de ses volumes.”

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Meubles crées en 1935.

 

 
 

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